Eh oui eh oui, après le vent, le brouillard et la malheureusement ratée visite au piton de la fournaise lors de notre road trip d’automne, je me suis relancée, jeudi et vendredi dernier, à la reconquête de cet endroit mystique jamais encore vu de mes yeux vus!
Tout allait comme sur des roulettes. On avait loué 2 autos, on étaient presque prêts à partir (Jeff, Pascale, Steph, Sophie, Simon, Claire et moi-même) vers 15h, quand Steph se rend compte que c’est peut-être pas si normal que ça qu’elle ait les pieds aussi enflés et qu’elle ait encore des grosses douleurs aux jambes (elle était déjà rackée de la descente du Maïdo, mais comme ça faisait 4 jours, elle aurait du être bin correcte!). Alors comme on s’inquiète un peu, on l’envoie voir un médecin, juste pour être sûrs.
Entre temps, on finit les courses, on dépose les bagages de Steph et Pascale chez Émilien et puis on va rechercher Steph chez ledit docteur. Arrivée là, on va l a rejoindre et puis elle lève sur nous un visage carrément décomposé et découragé: le médecin lui a dit que c’était urgent à traiter, qu’elle avait probablement un caillot sanguin, qu’elle pouvait mourir et que Madagascar c’était hors de question.
Déstabilisés, un peu effrayées, finalement Pascale nous dit d’aller au volcan sans elles, elle vont s’occuper de toute cette histoire, on les reverra demian. Alors c’est ainsi que notre retour au volcan s’amorce, pas trop trop dans la joie mettons. C’était stressant toute cette histoire avec Steph, et le doc avait tellement l’air convaincu, qu’on commence à avoir vraiment peur. Mais bon, reste les test et des trucs à vérifier qui seront faits en urgence jeudi, pendant que nous on roulera vers le volcan…
Dans les faits on est donc partis pas mal plus tard que prévu, mais on part quand même. À 5 dans la voiture, avec trop de bouffe et pas trop le coeur à ça tellement on est inquiets, mais on y va quand même.
On passe par la plaine des palmistes qui, pour une fois, est dégagée, nous permettant de voir un assez beau panorama, qu’on avait jamais vu avant à cause es nappes de brouillards qui traînent toujours dans ce coin-là. On prend ça pour un bon signe, peut-être que la température et le “beau” temps sera au rendez-vous pour nous pendant la nuit au volcan.
Arrivés devant le chemin forestier, il est 17h et il commence à faire pas mal sombre. Les questions fusent, on y va on y va pas? Est-ce que ça va rester encore assez dégagés pour qu’on monte jusqu’en haut et qu’on dorme là? Est-ce qu’on dort dans la forêt pour être sûrs d’être un peu plus à l’abri du vent? Fianlement on décide de s’engager dans la route un peu débile (tournants, falaise, route à 1 voie et demie pas plus, etc.) quand même, à la noirceur, et, on espère, que la brume ne se lèvera pas…
Évidemment, il fallait que ça ne se passe pas comme prévu, alors eh oui, le brouillard est au rendez-vous, et on ne voit pas à 1m devant nous. Jeff, qui est au volant, est mon idole depuis ce soir-là parce qu’il a conduit jusqu’au bout, sans rien voir ou presque, et qu’on est arrivés vivants!!! Alors ouais, pas de vision à 1m, on voit qu’un côté de la route, c’est un peu angoissant…
Arrivés en haut à 19h30, ça se dégage un brin, on a droit à du vent de la bruine, mais au moins, ça va, on est vivants. On se fait un bon spagg chaud (ça fait du bien!!!) et on finit la soirée par monter les tentes (en tentant vainement de trouver des endroits à l’abri du vent) et à s’abriter dans la voiture tous ensemble pour boire et jaser un brin.
À 9h30 le vent était tellement déchaîné que, ayant peur pour la tente qui risquait de s’envoler à tout moment, on a décidé d’aller se coucher tranquillement. Sophie et moi dormions à côté de la voiture, Jeff dans la voiture et Claire et Simon avait posé la tente plus loin derrière un pick-up afin d’être un peu plus à l’abri du vent.
Non seulement le vent et le froid ont été de la partie, mais la pluie aussi. Un véritable déluge s’est joyeusement abattu sur notre tête toute la nuit. Les tentes n’étant pas trop imperméable, les parois de la tente se sont rapidement trempées… Et vous imaginez la suite! Vers 1h du mat’ je sens une coulisse frette dans mon dos, bizarre, peut-être que je suis collée sur la paroi, mais non?????
Eh oui, il y avait assez d’eau dans le fond de la tente pour que ça passe par dessus mon matelas de sol, directement vers mon sleeping bag!!!! Par chance, on est juste à côté du char, alors hop, je ramasse mes truc, dit bye (ou plutôt à tantot parce que je sais que c’est qu’une question de temps avant qu’elle vienne elle aussi) à Sophie, et me pitche, par chance, dans le char, par la première porte que je croise et qui, était la seule pas barrée!!!
“Bon matin Jeff!!!!” Je crois qu’il a été assez surpris
Finalement, congelée, avec un sleeping un peu mouillé, j’arrive à me réchauffer peu à peu et on jase un brin… Dans les 40 minutes qui suivent, tout le monde arrivent un après l’autre! Sophie (et on démonte la tente pour la rentrer en dessous du char pour pas qu’elle s’envole) ainsi que Simon et Claire (qui eux, on foutu pleins de gros cailloux dans la tente et l’on laissée debout, en se foutant pas mal si elle s’envole ou pas…
Résultat: à 1h45, on est rendus 5 dans le char, il pleut à boire debout, on est trempés, et caline qu’on va pas bien dormir…
Le lendemain matin, après un chocolat chaud à la cabane du top du volcan, il pleut un peu moins, et malgré tout, il brume pas mal… On argumente en bouffant du pain baguette au nutella et au beurre de peanut, et finalement, on part pour une rando au volcan…
On descend d’environ 300m dans des escaliers collés à la parois, tout va bien, ça s’éclaircit, on a même droit à un peu de soleil. On a l’impression de se balader sur la lune! Tout est gris, coulant, dur, avec un terrain pas du tout droit: Attention aux chevilles surtout!!!!
On commence à grimper sur le volcan en suivant le sentier, la pluie se met à tomber, tranquillement au début, mais on a finalement droit à torrent… torrentiel???????? j’suis fatiguée, j’ai frette, j’en ai marre, jveux retourner à la maison, j’veux ma mamaaaaaaaaaan (ok ok, j’exagère la!) Mais bref, j’en ai ma claque! Jeff, Claire et Simon, qui marchent plus vite, partent en avant, on les rejoindra plus loin. Et moi j’finis par m’écoeurer de la pluie au point où j’décide de revirer de bord. Non mais ça me sert à quoi de monter tout ça, pour arriver au cratère et rien voir? Non merci!
J’revire de bord et la descente est accompagnée de pluie intense, qui tombe presqu’à l’horizontale, JOIE! On a même droit à quelques coup de tonnerre…… Alors étant la chose la plus en hauteur à au moins 1 km de rayon, j’me dit que j’pourrais peut-être me dépêcher…
L’eau n’entrant pas tout de suite dans la roche volcanique, es lac, des ruisseaux et même des minis cascades se forment un peu partout sur le “sentier”. C’était vraiment joli, et spécial. Alors je dirais que ça valais la peine de risquer d’attraper une pneumonie juste poiur ça
Mais bref, j’me grouille j’me grouille, les flaque d’eau, je les évite même pu, j’suis tellement trempée que je sens pas lorsque je marche dedans!!!!!
J’arrive enfin à la remontée… 300m se dresse devant moi…. Eh merde, faut que je monte en haut!!!! Mes bottes doivent peser au moins 5 fois leur poids initial à cause de toute l’eau qui y est entrée, c’est pas la joie! D’ailleurs, j’pense que j’vais devoir m’acheter de nouvelles bottes de rando, parce qu’avec toute la pluie qu’elles ont reçues à la Réunion, elles sont pu trop imperméables, et en fait, elles sont tellement lourdes……. Mais bon, c’est une autre histoire!
On arrive enfin en haut, et les autres, qui ont revirés de bord pas longtemps après moi, me rejoignent assez rapidement, alors hop! on se trouve du linge à peu près sec, on boit un chocolat chaud, on met le linge mouillé dans un sac poubelle (merci madame de la cabane du volcan!) et puis en route poiur le char, c’est parti mon kiki!!!
En somme, ce fut une aventure trempée, mouillée, frette, venteuse, flodée, pleine d’eau… Est-ce que je vous ai dit qu’il avait plu????? Et une chose importante est à retenir de cette aventure: dormir à 5 dans un char, c’est pas génial!
Ah oui, les tentes, vous vous demandez certainement ce qu’elles sont devenues? Eh bin, on le sais pas trop, elles sont toujours dans le parking au top du volcan, alors si quelqu’un passe par là, donnez-moi en des nouvelles!